mercredi 28 décembre 2011

Podcast "bonus" n°2 : L'influence du jeu vidéo nuit-elle au jeu de rôle ? (Avec Mathieu Gaborit)






(Durée 75:41)

Vous ne rêvez pas ! C'est un peu notre cadeau de Noël : Mathieu Gaborit est de retour sur le podcast hebdomadaire de la Cellule ! Après des fêtes de Noël épiques, nous terminons l'année en beauté avec un débat forcément polémique puisqu'il réunis deux frères ennemis : le jeu de rôle et le jeu vidéo. L'influence du jeu vidéo nuit-elle au jeu de rôle ? Cette question, tirée d'un troll mémorable au sujet de Sens sur Forges Songes, est peut-être mal posée mais elle va nous permettre de bien mesurer ce que chacun attend d'une partie de jeu de rôle et/ou d'une partie de jeu vidéo.

Le jeu vidéo est-il un médium plus passif que le jeu de rôle ? Lequel de ces deux media est le plus créatif ? Est-on plus libre lorsque l'on est créateur de jeu vidéo ? Et qu'en est-il lorsque l'on est joueur de jeu de rôle ou de jeu vidéo ? C'est un thème très vaste, difficile à traiter sans jugement de valeur, et que l'on peut aborder de bien des manières : au niveau économique, au niveau narratif, au niveau du game design... Ce podcast est totalement infernal !

Merci à tous, auditeurs et invités, pour cette superbe année 2011 passée en votre compagnie ! La Cellule vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau podcast ! A très bientôt !

10 commentaires:

Maximar a dit…

Je rejoins plutôt l'avis de Mathieu, cela lui nuit, je côtoies fréquemment sur mes tables d'anciens joueurs de MMO qui ont de mauvais réflexes, et les faire changer jusqu'à ce qu'il sont maintenant déjà, ça a été dur.

Et puis WoW c'est bien connu, c'est le mal. ^^

Thomas B. a dit…

Très chouette émissions, quelques commentaires:

Il faut différencier interactivité et créativité. Se balader dans un jeu vidéo, choisir entre gauche et droite, c'est divertissant, interactif et lié à l'imaginaire, mais ce n'est pas de la créativité, de la création. Créer demande du boulot pour faire exister un truc qui n'existait pas avant. Dans le jeu vidéo, comme ça a été dit dans le podcast, les choix ont été pré-pensés par les programmeurs et existaient donc déjà avant. Ce sont les auteurs de jeu vidéos qui sont créatifs, pas les joueurs de jeu vidéo. Les joueurs de jdr par contre, se rapprochent de la créativité des auteurs par leurs actions qui n'étaient pas prévues par le scénar, et par leurs textes improvisés et de celle des acteurs de théatre/cinéma par leur roleplay (c'est très marrant de voir différents joueurs interpréter un même pré-tiré par exemple).

Comme créer demande du boulot, de dépense d'énergie active, c'est bien plus fatiguant que la plupart des loisirs. Y compris que les jeux vidéos qui même si ils sont moins passifs que regarder un film, servent quand même l'imaginaire sur un plateau (et des fois il est vachement cool le plateau). Quand on rajoute les contraintes matérielles et temporelles, c'est vraiment pas fait pour être un loisir de masse :)

Enfin ce serait marrant d'avoir la même discussion sur le GN, où l'influence des MMO sur les jeunes joueurs et orga est encore plus visible.

Anonyme a dit…

Je me suis arrêter dans le premier quart d'heure - vingts minutes.
Balancer d'entrée que les MMO sont addictifs et insister dessus parce que vous aviez à votre table un joueur qui a "perdu" 3 ans (plus très sur de la durée) en jouant à WoW.
Au lieu de recracher les conneries de TF1/F2 documentez-vous un peu et vous basez pas sur un joueur aigri et qui assume plus ses anciennes passions.
http://www.internetactu.net/2009/03/23/yann-leroux-il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-video/

Restez-en au JdR ça évitera de rager tout seul. Et au moins j’apprécierai de vous écouter de nouveau.

Thomas POUSSOU a dit…

Les MMORPG sont addictif est je le sais par expérience.

Maintenant, cela dépend très largement de la personne qui y joue.

Maintenant ta défense sur le sujet, me fais quand même penser a la réaction d'un alcoolique quand on essaie de lui faire comprendre son addiction.

Maintenant, à part que le MMORPG fait perdre du temps, je n'ai rien contre la pratique de ce jeux.

Sens (Romaric Briand) a dit…

Calmez vous messieurs, soyez sympas et essayez de vous comprendre ^^

L'addiction, ici, personne ne sait ce que c'est au sens clinique du terme. Nous ne sommes pas compétents en la matière et nous employons ce terme dans son sens faible. Il est clair que, dans ce podcast, à plusieurs reprises les mots, s'ils sont entendus au sens clinique, dépassent notre pensée.

Il est clair, par exemple, que lorsque Mathieu dit qu'il considère le MMORPG comme une "drogue" il ne dit pas que c'en est une effectivement au sens médical. De même lorsqu'il parle d'addiction concernant le jeu vidéo, il ne parle pas d'addiction au sens médical. Il parle d'addiction au sens faible et de son expérience personnelle, de son ressenti.

Le principe de charité entre vous n'est pas appliqué ici, vous ne cherchez pas à comprendre ce que veulent dire les intervenants, vous vous contentez de prendre les mots au pied de la lettre, et si la conversation continue sur cette voix je me verrai dans l'obligation de supprimer vos messages.

Thomas POUSSOU a dit…

Il y a un quiproquo sur ma réponse.
Je ne suis en point agressif, je fais juste remarquer que l'argument annoncé, ne me semble pas suffisant.

Si le ressentie en a été autrement, je m'en excuse par avance.

Thomas B. a dit…

Sage réaction de Romaric, car au delà du ton, la vérité est probablement entre les deux. La question de l'addiction aux jeux vidéo est un débat scientifique en cours, et donc en attendant de parler de "vraie" addiction, de nombreuses études utilisent des classification moins médicales comme "problematic internet gaming". De nombreuses études souffrent de méthodologies biaisées, ou des limitations inhérentes aux sciences humaines. Si l'on regarde du point de vue des sciences plus dures, des études d'IRM fonctionnelle montrent des similitudes de schémas d'activation du cerveau entre joueurs en "manque" et toxicomanes en manque.

Ex:

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21220070

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21142990

En attendant, on est dans le domaine de l'opinion et du ressenti, donc on peut discuter tranquillement façon café du commerce.

gersen a dit…

Premier commentaire avant d'écouter le podcast mais après avoir lu les commentaires des autres.

Évidemment quand on parle d'addiction et de jeu vidéo, cela déclenche des comportements excessifs.. y compris de ma part.

Dans ma jeunesse, j'ai fait de l'athlétisme en club. Je courrais 4 jours par semaine au moins une heure. A cela il faut ajouter les entraînements 2 fois par semaine qui duraient 2 heures. On ne m'a jamais fait de commentaires. On ne m'a jamais dit que c'était excessif. C'était simplement mon hobby et je m'y donnais à fond. C’était normal. Pourtant je considère qu'à l'époque j'étais drogué parce que quand je m'arrêtais, disons deux jours, je devenais agressif et j'avais besoin de courir, un besoin physique.

Maintenant je joue au jeu de rôle, comme la plus part des auditeurs de ce podcast, depuis très longtemps. J'ai aussi beaucoup joué à WoW. J'ai eu le droit aux commentaires classiques comme quoi c'était une addiction.
Je trouve que les termes addiction et drogue sont inadéquates quand on joue à l'un ou à l'autre. Certes ce sont des activités qui consomment beaucoup de temps. Et dans Wow, tout est fait pour garder le joueur accroché à son écran. Mais je n'ai jamais eu de problème pour prendre des vacances, je ne suis pas devenu agressif quand je devais m'arrêter plus de trois jours.

Personnellement, je trouve que le terme le plus juste serait "obsessionnel" ou "obsédé". Ce terme s'applique à beaucoup d'activité. Je suppose qu'un écrivain est obsédé quant à son activité. Il me semble que Tolkien était complètement obsédé par son œuvre. Toutefois, cela a été oublié et on ne retient que les millions qu'il fait gagner actuellement à ses héritiers. Finalement une obsession ne vaut seulement par ce que l'on en fait. Elle est folie quand elle ne mène à rien et revient sur elle-même, et devient génie quand elle sert aux autres.

J'ai bien aimé le commentaire sur création et interactivité.

Guillaume JAY a dit…

Je réagis un peu en retard, mais en plus que j'ai exactement la même vision du MJ que Gaborit ("c'est quand j'ai rien a faire que c'est le mieux"), fautdrait expliquer au neo-luddite que Tank/DPS/Healer, c'est comme ça depuis OD&D :
- le guerrier avait le plus de PV et d'armure
- le voleur avait le backstab
- y avait que le clerc qui pouvait soigner.
Tout ce qu'a fait DD4, c'est le formaliser (et l'agrandir : on peut soigner sans être prêtre).
Mais la aussi, Gaborit le dit très bien lui aussi. Pourtant, j'ai pas aimé ses bouquins.

UltraLord a dit…

Le débat sur l'addiction est particulièrement intéressant, même si extrêmement sensible. Que l'on parle d'addiction, de drogue, d'obsession, finalement, il s'agit là d'une problématique de vocabulaire.

Ce qui par contre est indiscutable, est que le MMORPG est chronophage et est construit dans ce sens. C'est le modèle financier qui le veut, puisqu'il s'agit d'un abonnement mensuel. Dans ce cas, c'est la fidélité du client qui fait la longévité de la boite.

Et c'est cet aspect chronophage qui est problématique. Arrivé à un certain point, le MMORPG est désociabilisant. Et c'est cette dérive qui est dangereuse.

Concernant l'addiction, la dépendance, c'est plus pernicieux et plus délicat à aborder. Là, il faut un terrain. Certaines personnes y seront particulièrement sensible, à attendre avec impatience toute la journée de pouvoir se connecter, et à ne vivre que dans cette attente. Pour l'avoir vécu, c'est une réalité indiscutable.

Maintenant, et par chance, tout le monde n'y est pas sensible. Comme certaines personnes basculeront facilement dans la dépression quand d'autres auront une plus grande résistance.

Le MMORPG n'est donc pas le mal ... mais pour certaines personnes il sera particulièrement dangereux. J'aurai bien tenté Diablo III, mais si je m'y mets, je sais que je ne pourrai pas décrocher.

Alors une seule réponse. En ce qui me concerne, c'est le jeu vidéo tout court qui me nuit ... Car ne m'apportant aucune créativité, très peu de convivialité, aucune liberté.